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L'une des grandes nouveautés de l'époque concerne sans aucun doute la masse et l'accessibilité des archives. Certains sujets comme le traitement implacable de l'homosexualité, les incitations à la répression et à la haine, les éloges de l'ignorance, les exhortations à la prophylaxie obligatoire, ne passeront plus la rampe parce que la chose sera considérée un jour comme l'équivalent d' un appel à ôter leurs droits civiques aux gauchers et aux roux, - ou comme la même horreur que celle subie par les albinos du Kenya, qui meurent sous les coups parce qu'ils portent malheur. Une fois la vérité scientifique connue, les auteurs souvent religieux des grandes diatribes anti-homosexuelles, les militants péremptoires dans le sens "il n'y a pas d'identité sexuelle innée c'est une fable anti-féministe", les Freudiens staliniens qui pensent qu'un transfert permet de changer d'âme, les gens qui ont retiré des budgets à la Recherche pour ne pas déplaire aux gardiens de l'opinion, les directeurs de revue qui ont sucré certains articles par crainte de la vérité, seront connus, répertoriés, classés comme pestiférés, comme l'ont été les antisémites d'avant-guerre au creux des années 60. La prudence consisterait pour un certain nombre de chercheurs satisfaits à réclamer dès maintenant à Google le droit à l'oubli mais ils n'y songent pas. Les jeunes scientifiques leur demanderont des comptes un jour ou l'autre. Puis les clés de leur labo. Ils devront même, qui sait, rendre leurs décorations et renoncer à leurs indemnités de retraite.

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